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PRINCIPES DIRECTEURS POUR L’EVALUATION DES ARTICLES SOUMIS A LA REVUE INTERNATIONALE DE PSYCHOSOCIOLOGIE (R.I.P.)
L’objectif de ces principes directeurs est de fournir aux évaluateurs un cadre commun pour l’évaluation des articles soumis. R.I.P. est une revue qui se situe dans le champ des sciences de gestion et de l’organisation, de la psychologie sociale et de la sociologie. La psychosociologie étant une discipline transversale, les principes directeurs sont volontairement généraux pour pouvoir être appliqués quelle que soit la position épistémologique des auteurs, quelles que soient les théories mobilisées et, bien entendu que les méthodes et les sujets de recherche soient quantitatives, qualitatives ou mixtes.
1 - Considérations générales sur les sujets traités dans la R.I.P.
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La R.I.P. accepte des articles relatifs à plusieurs disciplines scientifiques qu’il s’agisse des domaines organisationnel, managérial, sociologique, psychologique, social, environnemental, éthique, à la condition toutefois que le sujet soit traité dans la perspective sociale de la vie organisationnelle. En d’autres termes un article relatif à la psychologie, à la sociologie, à la philosophie, aux sciences politiques ou à la GRH n’aura sa place que s’il intègre une problématique sociale de la vie des acteurs. La revue publie sur les problématiques suivantes, sans que cette liste soit exhaustive :
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La plupart des articles devraient prendre en compte un ou plusieurs chevauchements entre les différents champs des sciences humaines et de la gestion.
Par rapport aux revues anglo-saxonnes existantes la R.I.P. désire adopter une double position : plus descriptive et explicative que normative d’une part et une position clinique d’autre part.
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Les différences culturelles dans les approches de la vie sociale : la R.I.P. a l’ambition de devenir un lieu de confrontation entre une vision européenne et nord-américaine de la psychosociologie.
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Les perspectives, théories, approches critiques de la psychologie sociale.
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Sémiologie, sémiotique de la psychosociologie
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L’histoire, les outils, les représentations et les idéologies de la psychosociologie
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Les pratiques sociétales, organisationnelles et institutionnelles.
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La R.I.P. est une revue scientifique de sciences humaines et de gestion ; en tant que revue scientifique elle peut publier des articles qui développent telle ou telle théorie dans une direction donnée mais « in fine » il s’agit d’enrichir le corps de connaissances validées pour la conduite de la vie individuelle, groupale, organisationnelle et sociétale.
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La R.I.P. accepte le débat et même la controverse considérant qu’ils sont nécessaires à la progression des connaissances, elle n’a pas, en tant que revue, d’orientation politique, philosophique, religieuse. Les religions étant des organisations comme les autres, sous réserve de l’absence de prosélytisme, elle n’exclut pas de traiter dans ses pages, des approches issues d’une démarche scientifique, sur les controverses, les évolutions, les chocs culturels, le multi culturalisme, les aspects liés à la morale organisationnelle, etc. concernant les aspects religieux qui interviennent dans la vie organisationnelle des acteurs. Les articles s’inscrivant dans une perspective critique sont acceptables.
2 - Principes de méthodologie
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Si la R.I.P. ne privilégie aucune option, en revanche elle attache une grande importance à la cohérence des choix. Le choix d’une méthodologie n’est pas indépendant des données traitées et la bonne méthodologie est celle qui convient le mieux aux données. De même il existe une cohérence entre des positions épistémologiques, des théories et des méthodes de recherche. A titre d’exemple il faut être vigilant sur le fait qu’une « recherche exploratoire » ne se conçoit que si les données sont plutôt indéterminées, qu’on souhaite que les hypothèses soient tirées des données (démarche enracinée), mais la démarche exploratoire d’une recherche ne peut se dispenser des qualités de validité et de fiabilité. « L’in-discipline », « l’opportunisme méthodologique » ou les « bricolages » au sens de David, Dery, Girin, Martinet, etc. sont admis, mais ils se soumettront aux obligations de tracabilité et de clarté qui permettront d’en évaluer la validité et les limites. Les travaux menés sur des récits (oraux) ou des écrits de vie (textes) sont aussi admis, mais ils devront expliciter leur méthodologie (ou renvoyer aux références où ses méthodologies sont explicitées). ils ne pourront se contenter du renvoi à l’usage d’un logiciel, fut-il performant.
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La portée (validité externe) de nombreuses recherches en psychosociologie est limitée par la façon dont a été traité le problème de l’échantillon. Même si par rapport à d’autres sciences, les recherches en sciences sociales acceptent couramment que les échantillons ne soient pas représentatifs ou aléatoires, il faut que les interprétations en tiennent compte et se gardent de toute généralisation, en l’absence de validation (application des conclusions à un autre échantillon). Les problèmes de taille et de choix des éléments (individus, organisations,…) doivent être justifiés, situés et contextualisés correctement, compte tenu des objectifs de la recherche, des contraintes des méthodes de recherche utilisées (pour les analyses statistiques notamment), et compte tenu de l’ambition des résultats. Le problème posé par les échantillons de convenance doit être traité, on doit si possible trouver la justification des choix d’échantillon et ne pas se contenter de leur description.
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Les données peuvent être recueillies par questionnaires, par entretien ou constitué par des écrits (récits de vie). Le recueil des données est un élément essentiel, il faut que des explications claires permettent de comprendre la démarche.
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En ce qui concerne les questionnaires, ils doivent être fournis aux évaluateurs, leur construction, leur test, leur condition d’administration et les méthodes d’analyse doivent être précisées. Quatre exemples de vigilance permettront de comprendre l’attitude durant le processus d’évaluation :
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Le fait de ne pas répondre à une ou plusieurs questions ou de ne pas répondre au questionnaire, ou de répondre que « l’on ne sait pas », ou de répondre que l’on se situe dans une position neutre (sur une échelle d’attitude par exemple) ne sont pas équivalents et doivent donc être distingués avec parfois des modalités spécifiques de traitement. Il peut être demandé, par exemple, si des compléments d’investigation ont été menés auprès de non répondants.
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Concernant les entretiens ou les observations, il convient également d’apporter les précisions nécessaires sur les dispositifs, s’agit-il d’observation avec enregistrement, d’observation participante, d’entretiens structurés, semi-structurés, libres….
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Concernant les approches par récits de vie oraux il convient de préciser les dispositifs, de justifier les choix des personnes interrogées, etc.
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Concernant les récits de vie et textes écrits, il convient d’expliciter les méthodologies, notamment quand elles sont de nature qualimétriques, d’expliciter les structures des bases de données utilisées, etc.
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Enfin il existe des conditions déontologiques dans l’administration d’enquêtes auprès des personnes et les auteurs doivent préciser leur position par rapport à ces conditions.
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Dans le champ de la psychosociologie il convient de ne pas négliger les éléments contextuels qu’il s’agisse d’éléments réglementaires, d’éléments culturels car dans certaines situations il existe des risques d’ethnocentrisme qui tendent à présenter comme des universaux des valeurs ou des pratiques fortement connotées par leur environnement. Les informations concernant le recueil des données doivent donc prendre en compte le problème de la diversité ou bien clairement afficher les limitations de validité dues au contexte.
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Est ce que le problème est clairement posé, relève-t-il du champ de la R.I.P. et est il important ?
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La revue de littérature est-elle précise et complète ?
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Le design de recherche est-il bien présenté et exempt de failles ?
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Les positions épistémologiques, théoriques et méthodologiques apparaissent elles et sont elles cohérentes ?
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Les hypothèses sont elles clairement formulées ?
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Les limites de la recherche sont elles précisées ?
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L’échantillon est-il justifié ?
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Les méthodes de collecte de données sont elles décrites et appropriées ?
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Les problèmes de fiabilité et de validité sont-ils traités correctement ?
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Les méthodes d’analyse des données sont-elles bien expliquées et les analyses exemptes de failles ?
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Les résultats sont-ils clairement présentés et les conclusions en rapport avec les résultats ?
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L’article est il clairement écrit ? (sur ce point il se peut que des réviseurs anglais aient à juger des articles français et réciproquement mais il y aura toujours au moins un réviseur de la langue de l’article et c’est donc essentiellement à lui de veiller à ce point)
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Le ton de l’article est il approprié c’est à dire qu’il relève d’une attitude scientifique ? (ce point concerne essentiellement les controverses et débats qui devront porter sur des arguments et pas sur des personnes).
3 - Analyse des données
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Le dilemme classique de la confiance à accorder au chercheur dans ses analyses versus le contrôle à opérer peut passer par des demandes de documents qui n’auront pas à figurer dans l’article (analyse détaillée de contenu, matrice des variances-covariances, table des codes, etc.) mais le principe général demeure que dans l’article les procédures d’analyse doivent être clairement exposées. On peut imaginer que parfois l’auteur accepte un contact via Internet pour fournir au lecteur intéressé des compléments d’analyse qui ne peuvent pour des raisons d’espace trouver place dans la Revue.
4 - Déontologie
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La R.I.P. fonctionne sur le principe de l’anonymat des auteurs mais compte tenu des caractéristiques des communautés académiques et en particulier de la grande spécialisation des chercheurs il arrive fréquemment qu’un évaluateur reconnaisse le ou les auteurs d’une proposition. Il appartient à l’évaluateur de déterminer en conscience si cette reconnaissance l’empêche ou non d’évaluer le papier avec impartialité. Il peut, par exemple être recommandé de se récuser lorsque deux personnes voire deux institutions sont en compétition ou en conflit.
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Il y a trop de différence entre les évaluations anglo saxonnes, aimables, respectueuses et encourageantes et certaines évaluations françaises, cassantes, voire narquoises. Il est recommandé au contraire de s’inspirer des évaluations anglo saxonnes qui se terminent la plupart du temps par un mot aimable, du type de « bonne chance ». Le ton des évaluations ne doit en aucun cas être blessant pour les auteurs. On s’efforcera d’adopter un ton chaleureux et encourageant en considérant que derrière chaque papier il y a une ou plusieurs personnes qui peut (peuvent) s’améliorer en tenant compte des critiques constructives qui leur sont faites. Pour cette raison il n’est pas souhaitable de fournir de grilles d’analyses « a priori » car l’expérience prouve que souvent les évaluateurs se contentent de remplir la grille et que la lecture d’une grille d’évaluation n’est pas très explicite pour les auteurs. En revanche la conclusion doit être sans équivoque et retenir une des quatre formules ci-dessous
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l’article est publiable dans sa forme actuelle
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l’article n’est pas publiable dans sa forme actuelle mais est susceptible de le devenir sous réserve d’ajustements mineurs de forme et/ou de fond qui ont été présentés dans le corps du texte
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l’article n’est publiable que sous réserve d’importantes améliorations de forme et/ou de fond, ces modifications demandées figurent dans le corps du texte
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l’article proposé n’est pas susceptible d’être publié dans la R.I.P. Si dans ce dernier cas l’évaluateur trouve que l’article est susceptible d’être orienté vers une autre revue, s’agissant par exemple d’un bon article éloigné du champ de la psychosociologie, il serait opportun qu’il le signale aux auteurs.
L’ensemble des préceptes précédents définit une sorte d’idéal et si les évaluateurs appliquent chaque norme individuellement, pas un projet ne sera acceptable. Ils doivent évaluer l’opportunité de la publication, en terme de rigueur mais aussi et surtout en termes d’intérêt et d’originalité. On sait bien qu’un sujet totalement rigoureux est nécessairement un sujet dépassé tandis qu’un sujet innovant ne peut pas être totalement rigoureux.
En cas de désaccord entre un rapporteur qui accepte et un rapporteur qui refuse un projet, l’article sera accepté sous réserve des modifications correspondantes aux critiques du rapporteur qui refuse le projet. En effet, une revue possède deux options pour gérer le conflit : si elle donne la priorité à celui qui refuse, elle fait évoluer les articles vers le conservatisme et le passé et si elle donne la priorité à la prise de risque, elle fait évoluer les articles vers l’innovation et le futur.
D’autre part, l’expérience prouve qu’au fur et à mesure où s’accroît l’expérience des relecteurs, ils tendent à mettre la barre de plus en plus haut, ce qui n’est pas souhaitable.
5 - Vie des comités scientifique et d’orientation
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Le comité scientifique communiquera essentiellement par Internet et c’est le secrétariat de rédaction mis en place par l’éditeur (ou le rédacteur en chef délégué du numéro dans le cas d’un numéro thématique ) qui est chargé de recevoir les propositions d’article et de choisir les rapporteurs au nombre de trois. L’une des particularités de la R.I.P. consiste à intégrer une diversité de point de vue dans le processus de sélection, ainsi sur les trois rapporteurs les deux composantes du comité, francophone et anglophone, seront représentés.
L’adjoint au rédacteur ou le secrétariat de rédaction sont en charge du suivi et des relances.
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Le comité d’orientation sera informé et consulté sur les orientations de la R.I.P., il sera amené à donner son avis sur les thèmes des dossiers, sur l’opportunité de créer des rubriques régulières et le contenu de ces rubriques ainsi que sur les relations à tisser entre la R.I.P., d’autres revues scientifiques ou des communautés académiques. Le comité d’orientation sera sollicité pour faire connaître la R.I.P. notamment dans les entreprises et les organisations,et les institutions d’enseignement.
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